Ecouter 'La Mouette et le goeland' par Babord Amures
Paroles :
J'avais 9 ans à peine Quand mon père s'est noyé On raconte qu'une baleine Sa chaloupe a renversée
Plane la mouette Et le goéland Sur ma goélette Je vais droit au vent
Alors j'ai pris la route Je voulais naviguer Trimant au fond des soutes Noir de sel et fatigué
J'ai fait le tour du monde J'ai failli mourir souvent Défiant la mer qui gronde Et les hurlements du vent
De barcasse en chaloupe De saison en marée J'ai su gagner ma soupe Et de beaux galons dorés
Je chassais la baleine Je traquais le cachalot Sans compter à la peine Sans rechigner au boulot
Jusqu'à mon dernier souffle J'voulais être sur le pont Debout au bord du gouffre Prêt à lancer le harpon
Aujourd'hui je suis cap'taine Mais je reste sur le quai Car j'ai une jambe à la traîne J'navigue plus qu'dans les troquets
Le fils du Capitaine Achab
Les paroles chantées par Babord Amures (ci-dessus) sont une adaptation de la chanson de Jacques YvartLe fils du capitaine Achab, ( 33ToursLP "Marines" de 1969), qui fait référence au roman d'Hermann Melville, Moby Dick. On peut trouver ce texte sur le beau livre de Jacques Yvart "Florilège de la chanson de mer" (Editions Maritimes & d'Outre-mer, 1988).
J'avais neuf ans à peine, Mon pèr' n'est pas rentré : On raconte qu'un' baleine De colère l'aurait mangé !
Plane la mouette Et le goéland Sur ma goélette Je vais droit devant
Alors, j'ai pris la route, J'ai voulu naviguer, Mais personne, sans doute, Ne voulait du Petit Poucet.
De chaland en chaloupe, De saison en marée J'ai su gagner ma soupe Et du beau galon doré.
Aujourd'hui je suis cap'tain', Mon baleinier est paré ; J'ai un' jamb' à la traine : C'est comm'ça que mon père était.
Si devant moi tu souffles Toute blanch'à l'horizon Moby Dick, dans ton gouffre Je planterai mon harpon.